Pour finir ce thème sur une note sucrée
par La femme papier dont vous pouver voir les blog ICI et ICI
par Juliette
La nuit est douce et les lumières du bâtiment s'éteignent peu à peu. Marcel, couché à côté de sa charmante Plectrude, a quelques difficultés pour trouver le sommeil. Il se retourne une ou deux fois, enfouit sa tête dans l'oreiller, puis c'est l'oreiller qu'il colle sur sa tête. Le manque d'air le fait réapparaître et c'est un délicat bisou qui l'accueille avec la voix de son aimée :
« Dors, tu la trouveras ton histoire de “fruits de la passion ».
Alors rassuré et ravi il s'endort. Mais le calme de la nuit est rompu. Marcel est réveillé, il tend l'oreille, ce n'est pour l'instant qu'un frottement, suivent maintenant des grincements, des craquements de bois… Marcel s'assoit dans le lit . Les yeux exorbités, le front couvert de sueur, son corps se raidit, il cherche à distinguer la source de ces sons. Maintenant ce sont des plaintes. Marcel écoute attentif, prêt à intervenir, ses mains se déplacent. Aux plaintes devenues plus aiguës, plus rapprochées, s'ajoutent des râles et des grognements.
« Qu'est-ce qui se passe ? » se demande Madame.
« Oh rien les voisins du dessus qui remettent ça ! »
« Que veux-tu, chéri, c'est la passion !
« Oui, mais y' en a marre des bruits de la passion ! »
Enfin, tout ce petit monde finit par se rendormir, juste Plectrude qui lui souffle dans le cou, « c'est ton histoire pour Juliette ? »
« Non dors ! ».
Le lendemain matin, encore les yeux brumeux, Marcel, partant pour le travail, croise, gambadant dans les escaliers, une colonie de gamins qui déboulent de l'appartement du dessus. Plectrude le poussant d'une bise, au devant de cette marmaille, lui souffle « Tiens-les voilà, les fruits de la passion ! ».
par Le Poulpe
Pour cueillir ton fruit
Ô ma douce amie
Je te dois une confession
Ce matin je te vis
Habillée pour l'excursion
Tes habits affolèrent mon cœur
Et mon âme s'envola loin
Notre marche fit mon bonheur
Jusqu'à ce coin de foin
Et notre discussion
Réjouit mes sens
Trop forte ton attraction
Me pousse à la danse
A voir ton expression
Je ne peux goûter ton fruit
Sur le pré aujourd'hui
Retour à notre pension
Ô ma douce amie
Que vienne la nuit
Pour jouer ton mari
Et ravir ton puits
A l'aube nous voilà unis
Par le plaisir des corps
Ton âme est un trésor
Ton corps est si joli
Me voilà tien à jamais
Pour le bonheur je te sers
Nos fruits seront frais
Pour toujours et naguère













