Kundry : le Regard incrusté
Ah sommeil ! mort ! Quoi donc offrir ?...
Les déchirures d'une manante,
Par suite du rire qui me hante,
M'ont conduit, tour à tour, comme caprices,
Autant vers les bons que les mauvais offices
Ah misérable ! J'ai ri, j'ai tant ri,
Que jamais l'image, en moi ne périt
Écrasé sous son fardeau de souffrance,
Je riais et raillais sa pénible avance,
Du fouet qui meurtrissait en cinglant,
Son visage tuméfié et sanglant
A chaque coup je riais aussi fort,
Tandis que LUI, maintenant l'effort,
S'acheminait à son calvaire .
Alors, en moi, le Regard Clair,
Pénètre, quand se croisent nos yeux
Cessent alors mes rires malicieux.
Puis, de moi , se détourne cet Être Lumineux,
Pour l'accomplissement d'un sort douloureux.
Malgré moi, je l'ai suivi à Golgotha
Depuis, je trahis et sers Anfortas
Je suis l'ombre dans la lumière ;
Nul ne peut me tirer d'ornière
Mais c'est l'heure de servir oui, servir
Farfadet Extrait de Perceval pièce versifiée en 3 actes ( Pâques 1973)
L'Etonnement de Perceval
par Farfadet

